La prospection aérienne
Depuis l’origine, nous utilisons des avions de type « Cessna » pour effectuer les prospections aériennes. Cet avion à ailes hautes, d’un rapport qualité – prix acceptable, est parfaitement adapté à un travail d’observation et de photographie des traces au sol.

Il est très maniable, relativement stable et peut très vite passer d’une altitude à une autre pour, par exemple, élargir le champ de vision ou se rapprocher de l’objectif.

Il permet de couvrir des distances importantes et peut aussi se déplacer lentement pour pouvoir enregistrer un maximum d’informations au même endroit.

Dans notre cas le pilote et le photographe sont assis côte à côte.

Chacun à un rôle complémentaire.

  • Le pilote expérimenté doit, en premier lieu, gérer la sécurité du vol à basse altitude. En outre il faut répondre aux souhaits du photographe. Sans micro ni écouteurs, il doit comprendre la gestuelle du photographe. Il doit repérer rapidement la cible et doit pouvoir présenter l’avion de manière à dégager la fenêtre de prises de vues du côté photographe.
  • Le photographe, maître de sa technique de prises de vues, doit être un observateur scrupuleux qui détecte, indique au pilote l’endroit vers lequel se diriger, effectue les photos et surtout mémorise la géographie des lieux pour pouvoir resituer ultérieurement chaque cliché dans son contexte. Lucide, il prévoit d’embarquer plusieurs appareils au cas ou celui utilisé tombe en panne.

 

Un paysage vu d’avion s’aplani. Les reliefs, qui sont autant de points de repères lorsqu’on est au sol, disparaissent. D’autres indices doivent donc servir de balises pour se diriger dans ce dédale de prairies, de champs et de forêts. Le survol systématique de la même région est un avantage pour la connaissance du terrain.

A certaines périodes les prospections peuvent être particulièrement éprouvantes.

Les mains sont tétanisées par le vent et le froid. Il devient même difficile de régler l’appareil et de déclencher. Heureusement, l’avènement de l’appareil numérique a permis de résoudre l’épineux problème du changement de pellicule en plein vol.

La recherche aérienne est une technique d’investigation toujours renouvelée. Chaque vol est différent. Chaque trace est fugace et unique. Il faut être au bon endroit au bon moment. Cependant, pour ce qui nous concerne et malgré une bonne expérience de la technique, la prospection archéologique aérienne tient encore souvent de la recherche de l’aiguille dans la meule de foin.